Étude ethnobotanique et variabilité morphologique de Syzygium guineense var. macrocarpum dans les hautes savanes guinéennes de l’Adamaoua (Cameroun)

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Georges Maxime Lamy Lamy

Résumé

La problématique de la variabilité morphologique des feuilles et fruits de nombreuses plantes locales multifonctionnelles préoccupe les chercheurs africains. À cela s’ajoute la menace de disparition de certaines de ces plantes vivant encore naturellement. Dans la zone agroécologique des hautes savanes guinéennes de l’Adamaoua au Cameroun se rencontre Syzygium guineense var. macrocarpum (Engl.) F. White, une myrtacée endémique. Pour sa domestication, un problème de choix des sous-variétés à retenir s’est posé. L’ethnobotanique étant la relation entre l’Homme et les plantes dans un milieu donné à travers le temps, la prise en compte du savoir et des préférences locales était indispensable. Par ailleurs, les objectifs visaient à identifier, décrire et déterminer les descripteurs morphologiques (qualitatifs et quantitatifs) et les sous-variétés de la plante. Les personnes enquêtées étaient constituées de 218 hommes et femmes appartenant à neuf ethnies différentes. Dans des quadrats de 100 m x 100 m, 256 arbres des sous-variétés de la plante ont été sélectionnés. Le dispositif expérimental était un plan factoriel (8 x 4 x 8 x 3) : 8 x 4 pour l’unité expérimentale ; 8 pour le nombre de sites d’étude ; 4 pour le nombre de sous-variétés ; 3 pour le nombre de répétitions (3 feuilles et 3 fruits sur chaque pied), les sites étant le traitement principal et les sous-variétés le traitement secondaire. L’évaluation des descripteurs morphologiques a été respectivement faite sur 768 feuilles et fruits. Les critères de différenciation paysanne étaient liés à l’observation (couleur, forme, etc.) des arbres, feuilles et fruits. Les descripteurs de l’accessibilité à une meilleure luminosité de l’arbre, du rendement et du développement végétatif pourront servir de références lors de la domestication de la plante. Les sous-variétés 1, 2 et 3 étaient hautement significatives, de par leur valeur d’usage ethnobotanique total, supérieure à 3 parmi les 4 recensées. Des études moléculaires utilisant les ADN génomiques (chloroplastique et ribosomal) permettront de tirer une conclusion définitive quant à l’origine environnementale ou moléculaire de la variabilité observée au sein de la plante dans cette zone.

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Rubrique
RÉSUMÉ DE THÈSE

Références

Articles publiés de la thèse / Articles published from the thesis / Artículos publicados de la tesis

Lamy L. G. M., Ibrahima A., Ndjonka D., Mapongmetsem P. M., 2018. Ethnobotanical study of Syzygium guineense (Will.) DC. var. macrocarpum (Engl.) F. White sub-varieties from the Guinean Savannah Highlands (Adamawa, Cameroon). International Journal of Biological and Chemical Sciences, 12 (4): 1636-1649. https://dx.doi.org/10.4314/ijbcs.v12i4.11.

Lamy L. G. M., Ndjonka D., Ibrahima A., Mapongmetsem P. M., 2019. Contribution of ethnobotanical results in the process of domestication of an agroforestry plant with morphological variability (Adamawa, Cameroon). Ethnobotany Research and Applications, 18 (12): 1-14. http://dx.doi.org/10.17348/era.18.12.1-14.