BOIS & FORETS DES TROPIQUES https://revues.cirad.fr/index.php/BFT <p><span style="font-family: Helvetica, Arial, sans-serif;">En libre accès, et gratuite, cette revue internationale publie des articles des sciences et techniques de la foresterie en régions chaudes évalués par les pairs en double-aveugle.<br></span></p> Cirad fr-FR BOIS & FORETS DES TROPIQUES 0006-579X <p><img src="/public/site/images/jftrebuchon/logo_open_access5.png">Les articles sont publiés en Accès libre. Ils sont régis par le Droit d'auteur et par les licenses créative commons. La license utilisée est Attribution (CC BY 4.0).</p> Cartographie par télédétection des milieux envahis par <i>Acacia mearnsii</i> De Wild. dans l’extrême Nord-Est algérien https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31835 <p>Dans la région d’El Kala (extrême Nord-Est algérien)<em>, Acacia mearnsii</em> De Wild. a été introduit lors des reboisements de 1970, en mélange à 20&nbsp;% avec l'eucalyptus. Or, depuis quelques décennies, il est constaté un développement de taches d’invasion par cette espèce australienne dans cette même contrée du pays. L’utilisation d’outils tels qu’un système d'information géographique (SIG), avec des informations spatiales à jour, est nécessaire pour mieux comprendre l'invasion et identifier les écosystèmes potentiels à haut risque. Ainsi, le présent travail a été orienté vers la cartographie afin de procéder à l’étude de la répartition de l’invasion de cette espèce. Deux approches ont été adoptées, la première faisant appel aux données collectées sur le terrain et la seconde aux techniques de télédétection, en appliquant la méthode de classification supervisée sur une image Landsat&nbsp;8. Les résultats obtenus par les deux méthodes montrent que la superficie envahie avoisine les 3&nbsp;200&nbsp;ha, répartis en quatre sites. La quasi-totalité de la surface envahie est occupée par l’eucalyptaie et la suberaie (respectivement 65,0&nbsp;% et 17,9&nbsp;% de la superficie totale). La classification de l’image satellite n’a permis de détecter que les paysages fortement envahis, tandis que la méthode des relevés effectués sur le terrain a permis de cartographier sa répartition totale. Toutefois, la superposition des deux cartes montre qu’elles sont majoritairement identiques (0,90&nbsp;≤&nbsp;R&nbsp;≤&nbsp;1). Pour conclure, l’utilisation des données spatialisées, couplées à des données ponctuelles (relevés de terrain), a permis, d’une part, de réduire les contraintes liées à la résolution de l’image Landsat et, d’autre part, de montrer l’importance des méthodologies basées sur les travaux de terrain.</p> Samir Chekchaki Arifa Beddiar Mohamed Djalil Zaafour Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://creativecommons.org/licenses/by/4.0 2020-01-14 2020-01-14 343 5 16 10.19182/bft2020.343.a31835 Effet de la longueur des radicules et de la taille du conteneur sur les déformations des racines du chêne méditerranéen <i>Quercus suber</i> L. https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31669 <p>L'objectif de cette étude était d'évaluer les effets de la longueur des radicules au moment de l'ensemencement et de la taille du conteneur sur les déformations des racines chez le chêne méditerranéen <em>Quercus suber</em> L. Des glands de cinq méthodes d’ensemencement – glands intacts, glands germés pendant l'entreposage, glands germés après stratification humide avec des radicelles (R) d'une longueur inférieure à 5&nbsp;mm, des radicelles d'une longueur comprise entre 7&nbsp;mm et 12&nbsp;mm et des radicelles de plus de 15&nbsp;mm – ont été semés individuellement en conteneurs WM de 400&nbsp;cm<sup>3</sup>, 800&nbsp;cm<sup>3</sup> et 1&nbsp;200&nbsp;cm<sup>3</sup>. À la fin de la période de croissance en pépinière, les racines des 1&nbsp;080 semis échantillonnés ont été examinées pour déceler les déformations des racines. Les résultats obtenus de l'expérience ont montré que la déformation des racines affectait près de la moitié (49&nbsp;%) des plantules de chêne-liège cultivées en conteneurs et que l'état germinatif des glands au moment de l'ensemencement avait un effet significatif sur les déformations des racines, alors que le volume du conteneur n'avait aucun effet clair. Le plus grand nombre de racines déformées a été observé sur les semis de glands germés par rapport aux semis de glands intacts avec des pourcentages respectifs de 91&nbsp;% et 9&nbsp;% des semis inspectés. L'ensemencement de glands germés avec des radicelles de 15&nbsp;&lt;&nbsp;R&nbsp;&lt;&nbsp;20&nbsp;mm et 7&nbsp;&lt;&nbsp;R&nbsp;&lt;&nbsp;12&nbsp;mm de longueur a généré les pourcentages les plus élevés de déformations nuisibles. Indépendamment de sa taille, le type de conteneur WM sans fond s'est révélé très efficace contre la spirale radiculaire fréquemment observée dans les sacs en polyéthylène de forme cylindrique à fond fermé. Les résultats de cette étude peuvent contribuer à améliorer la qualité des semis de chêne-liège pour des programmes de reboisement plus efficaces.</p> Samir Benamirouche Mebarek Chouial Wiam Guechi Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://creativecommons.org/licenses/by/4.0 2020-01-14 2020-01-14 343 17 26 10.19182/bft2020.343.a31669 Crises politico-militaires et dynamique de la végétation du Parc national du Mont Péko en Côte d’Ivoire https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31837 <p class="BFT-Textes">Depuis sa création, le Parc national du Mont Péko est sujet à diverses pressions anthropiques. Ces pressions ont été accentuées durant les conflits armés en Côte d’Ivoire entre 2002 et 2011. L’intensification des pressions aurait entraîné une augmentation du taux de déforestation dans le parc. Pour vérifier cette hypothèse, la présente étude visait à déterminer l’effet des conflits sur la dynamique forestière du parc. À cet effet, quatre images satellitaires Landsat ont été analysées pour examiner les changements d’occupation des sols avant, pendant et après les conflits. Les résultats de ces travaux révèlent une forte réduction des surfaces forestières durant les conflits, qui s'est accentuée pendant la période post-conflit. En effet, 5,65 % de pertes se sont produites avant les conflits à un taux annuel de 0,42 %, contre 28,03 % pendant les conflits à un taux annuel de 3,92 %, et 34,02&nbsp;% après les conflits à un taux annuel de 14,41&nbsp;%. Cette aggravation de la déforestation dans le parc est liée à la culture illégale du cacao. L’infiltration massive des populations paysannes dans cette aire protégée pendant les conflits a entraîné une exacerbation des pressions. Une surveillance constante et un aménagement des zones converties en plantation de cacao afin d’accélérer la régénération dans le parc s’avèrent donc nécessaires. En outre, les résultats soulignent la vulnérabilité des aires protégées lors des conflits et l’urgence de la prise de mesures de sécurisation de celles-ci pour prévenir les risques de dégradation.</p> Sidibé Ousmane Hyppolite N’da Dibi Kouadio Henri Kouassi Konan Édouard Kouassi Kpolo Ouattara Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://creativecommons.org/licenses/by/4.0 2020-01-14 2020-01-14 343 27 37 10.19182/bft2020.343.a31837