https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/issue/feed Bois et forêts des tropiques 2019-12-02T14:19:22+01:00 Jean-François Trébuchon bft@cirad.fr Open Journal Systems <p><strong>Revue scientifique internationale à comité de lecture</strong></p> <p>En libre accès, et gratuite, cette revue internationale est dédiée aux sciences et techniques de la foresterie en régions chaudes. Depuis 1947, elle accompagne la publication des recherches des jeunes chercheurs du Sud, privilégiant une recherche collaborative appliquée dans le mandat du Cirad.</p> https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31588 Caractéristiques de la litière et de la biomasse de certains combustibles de sous-étage marocains dominants dans cinq régions forestières sujettes au feu 2019-12-02T14:19:22+01:00 Salaheddine Essaghi s.essaghi@gmail.com M'hamed Hachmi hachmimhamed@yahoo.fr Mohammed Yessef m.yessef@iav.ac.ma Mohammed Dehhaoui m.dehhaoui@iav.ac.ma Abdessadek Sesbou asesbou@yahoo.fr <p class="BFT-Textes">Au Maroc, des efforts ont été faits pour prévenir les feux de forêt, même si les résultats ont été limités parce que les propriétés pyrotechniques des combustibles forestiers n’ont pas été quantifiées de façon adéquate. Pour corriger ce manque, les masses volumiques apparentes de litière, d'arbustes individuels et de biomasse par classe de taille ont été évaluées dans cinq régions forestières propices aux incendies. L’étude a couvert un ensemble de 35 sites, sur des pentes exposées au nord et au sud des régions suivantes : Plateau central, Moyen Atlas (occidental et oriental), Rif occidental et pré-Rif. Les profondeurs de la litière vont de 1,1 (<em>Ononis natrix</em> L.) à 7,5 cm (<em>Daphne laureola</em> L.), et la masse volumique apparente des buissons individuels varie entre 0,35 (<em>D. laureola</em>) et 4,64 mg/cm<sup>3</sup> (<em>Thymelaea tartonraira</em> L.). La plus basse masse volumique apparente de combustible fin a été trouvée pour <em>D. laureola</em> (0,22 kg/m<sup>3</sup>), et la plus haute pour <em>T. tartonraira</em> (4,05 kg/m<sup>3</sup>). Quant à la masse volumique apparente des buissons individuels, aucune différence intraespèce significative n’a été trouvée entre les régions étudiées, sauf pour <em>Arbutus unedo</em> L., alors que l’effet de la région sur la biomasse du combustible fin n’était pas significatif pour toutes les espèces. Des fonctions linéaires ont été utilisées pour ajuster la biomasse du combustible fin pour l’effet du volume de buissons individuels. Ces ajustements seront très utiles pour les gestionnaires forestiers, parce qu’ils permettent d’estimer la biomasse de combustible fin contenue dans un buisson à l’aide de mesures simples et indépendantes de la taille du buisson. L’intégration des données sur des traits structurels des combustibles dans des systèmes de prédiction du comportement du feu facilitera les estimations du risque d’incendie dans les régions étudiées, et guidera les décideurs dans leurs tâches de protection des ressources humaines et naturelles.</p> 2019-10-30T17:16:14+01:00 Copyright (c) https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31787 Facteurs déterminant la productivité et la séquestration de carbone de Acacia auriculiformis A. Cunningham ex Benth. au Bénin 2019-12-02T14:19:22+01:00 Jesugnon F. Muielle Féty Tonouéwa tonouewam@gmail.com Éméline P. S. Assédé emeline.assede@fa-up.bj Samadori S. H. Biaou honore.biaou@fa-up.bj Armand K. Natta armand.natta@fa-up.bj <p class="BFT-Textes"><em>Acacia auriculiformis </em>est la troisième essence à croissance rapide la plus plantée au Bénin. Son bois, initialement destiné à l’énergie domestique, est de plus en plus utilisé comme bois d’œuvre. Ceci pourrait représenter une alternative durable à l’exploitation forestière des aires de conservation et contribuer à la séquestration de carbone. Cette étude avait pour objectif d’évaluer les facteurs qui influencent la production de bois et la séquestration de carbone des plantations de <em>A</em><em>. auriculiformis</em> au Bénin<em>.</em> Douze plantations jeunes (4-7 ans), d’âge moyen (9-11 ans) et âgées (15-29 ans), réparties sur sols ferrugineux, vertiques, ferrallitiques et sableux dans la zone climatique guinéenne, ont été étudiées. Les paramètres mesurés étaient l’accroissement moyen en diamètre, le diamètre à 1,30 m, la hauteur du fût, la hauteur totale, la proportion de duramen et la proportion de bois sans défaut. La productivité est plus élevée sur sols ferrugineux et ferrallitiques, avec un accroissement moyen de 2,4 cm par an à 6 ans. Cet accroissement est significativement différent entre les arbres jeunes et les arbres âgés<em>. </em>La proportion de bois sans défaut est élevée sur sols ferrugineux. Par ailleurs, la séquestration de carbone est optimale à 20 ans. L’âge optimal pour la production de bois d’œuvre est d’environ 15 ans sur sols ferrugineux au Bénin. Le type de sol est le facteur le plus déterminant pour la production de bois de <em>A. auriculiformis.</em> Les sols ferrugineux représentent approximativement les deux tiers des sols rencontrés au Bénin, laissant présager de bonnes perspectives pour la filière de production de bois de <em>A. auriculiformis</em>. Toutefois, la caractérisation technologique de ce bois sur les différents sols au Bénin est nécessaire pour évaluer ses potentialités physico-mécaniques en bois de service.</p> 2019-10-30T17:16:15+01:00 Copyright (c) https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31636 Bilan actuel et rétrospectif du dépérissement du cèdre de l’Atlas dans le Parc national de Theniet El Had (Algérie) 2019-12-02T14:19:22+01:00 Mohamed Sarmoum sarmoum_med@yahoo.fr Rafael Navarro-Cerrilo rmnavarro@eco.es Frédéric Guibal Frederic.guibal@imbe.fr <p class="BFT-Rsumtexte">Le dépérissement du cèdre de l’Atlas en Algérie est un phénomène complexe qui a affecté les cédraies des Aurès et Theniet El Had depuis les années 1980, et dont les causes restent inconnues. Pour mieux comprendre l’évolution spatio-temporelle du dépérissement du cèdre de l’Atlas et établir une éventuelle relation avec les facteurs du milieu, notre travail s’est focalisé sur la cédraie de Theniet El Had. Ce travail est basé sur deux approches. L’une, spatiale, recense la répartition des arbres dépéris selon l’altitude, la pente, l’exposition, ainsi que leurs paramètres dendrométriques (diamètre, hauteur) et leur état de santé (taux de défoliation). L’autre, temporelle, compare l’évolution de la croissance radiale des arbres dépéris et des arbres sains dans six stations écologiques représentatives des peuplements de cèdre de l’Atlas dans la zone d’étude. Les résultats montrent que le phénomène de dépérissement du cèdre de l’Atlas a davantage marqué la cédraie de Theniet El Had vers sa limite inférieure, dans des stations situées à basse altitude, sur des terrains à forte pente et aux expositions ensoleillées et chaudes. Ce phénomène se présente dans un état avancé, et les arbres dépéris sont des arbres adultes et/ou âgés. Les arbres dépéris se distinguent par une faible croissance et une sensitivité moyenne au climat très élevée. En plus de l’effet de l’âge, la sécheresse prolongée dans la région au cours de la période 1980-2002 a affecté et aggravé l’état de santé du cèdre de l’Atlas. Ces résultats mettent au jour l’urgence d’entreprendre des travaux sylvicoles pour améliorer l’état de santé des peuplements et de mettre en place un dispositif de surveillance de la santé du cèdre.</p> 2019-10-30T17:16:16+01:00 Copyright (c) https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31793 Étude de l’influence des facteurs du milieu sur la croissance et la production du liège de la suberaie du Parc national de Theniet El Had (Tissemsilt, Algérie) 2019-12-02T14:19:22+01:00 Oumeldjilali Naggar naggaroumeldjilali@yahoo.fr Rachid Tarik Bouhraoua rtbouhraoua@yahoo.fr Enrique Torres etorres@dcaf.uhu.es Mohamed Zedek zedekmohamed@yahoo.fr <p class="BFT-Rsumtexte">La variation des capacités de production de liège en relation avec les facteurs du milieu a été évaluée à partir de 53 placettes temporaires installées (763 arbres) dans la forêt montagneuse de chêne-liège du Parc national de Teniet El Had (Algérie). Trois paramètres de production sont retenus : l’épaisseur (mm/an), le rendement d’un arbre moyen (kg) et la productivité d’un peuplement (kg/ha). Le présent travail montre l’effet des principaux facteurs du milieu sur l’épaisseur et la production de liège, identifié à partir de modèles linéaires généralisés. Les résultats ont montré que la croissance du liège est lente (2,8 mm/an) et qu’elle est davantage affectée par des variables propres à l’arbre (état de santé, diamètre et hauteur d’écorçage) que par les sites (exposition). Cependant, le rendement est influencé par les conditions de croissance des arbres, exprimées par leur hauteur totale mais aussi par leur état de santé. À l’échelle des peuplements, deux qualités de sites sont proposées en fonction de la valeur de la hauteur dominante exprimée par le modèle : d’une part, les sites de bonne qualité (Hd &gt; 10 m ; 2 900 kg/ha) caractérisés par des arbres de bonne croissance en largeur et, d’autre part, les sites de mauvaise qualité avec une productivité réduite de plus de moitié (Hd &lt; 10 m ; 1 700 kg/ha). Ces résultats fournissent une orientation de gestion permettant au forestier de planifier la récolte de liège de sa forêt selon la rotation pratiquée et la qualité de la planche recherchée.</p> 2019-10-30T17:16:17+01:00 Copyright (c) https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31670 Dynamique des populations d'azobé, Lophira alata Banks ex C. F. Gaertn., et implications pour sa gestion durable au Cameroun 2019-12-02T14:19:22+01:00 Achille Bernard Biwolé achille.biwole@gmail.com Dakis-Yaoba Ouédraogo dakis.ouedraogo@gmail.com Jean Lagarde Betti lagardeprunus@gmail.com Nicolas Picard nicolas.picard@fao.org Vivien Rossi vivien.rossi@cirad.fr Sébastien Delion s.delion@wijma-cm.com Paul Lagoute exploitation@pallisco-cifm.com Sylvie Gourlet-Fleury sylvie.gourlet-fleury@cirad.fr Philippe Lejeune p.lejeune@ulg.ac.be Jean-Louis Doucet jldoucet@ulg.ac.be <p class="BFT-Rsumtexte">L'impact de l'exploitation forestière sur le renouvellement du stock de bois d'œuvre reste largement méconnu en Afrique centrale du fait du manque de données sur la dynamique des populations d’arbres exploités. C’est en particulier le cas pour l’azobé, <em>Lophira alata</em>, un bois d’œuvre de grande valeur commerciale. L'objectif de cette étude était double : quantifier l'effet du type forestier et de l’exploitation sur la croissance de l’azobé et simuler l'évolution du stock exploitable et du taux de reconstitution après exploitation. Nous avons effectué pendant trois ans un suivi annuel de la croissance et de la mortalité dans trois types forestiers au Cameroun : en forêt sempervirente, en forêt mixte et en forêt semi-caducifoliée. Le recrutement a été étudié uniquement en forêt mixte, sous deux conditions : en milieu exploité et non exploité. Nous avons calibré, avec ces données, un modèle matriciel de Usher. Douze scénarios d’exploitation ont été simulés en faisant varier le diamètre minimum d’exploitation de 60, 70 et 80 cm, et l’intensité de prélèvement des arbres de 100, 80, 60 et 40 %. La croissance de l’azobé est influencée à la fois par le type forestier et l'exploitation. Les arbres de forêt sempervirente ont une croissance plus faible jusqu’à 50 cm de diamètre, alors que la croissance maximale prédite pour ce type forestier est la plus élevée. L'exploitation a par ailleurs stimulé la croissance. Enfin, l’exploitation de l'azobé ne respecte pas le principe du rendement soutenu : ses taux de croissance à long terme varient entre 0,54 et 0,83. Pour garantir la durabilité de son exploitation au Cameroun, une sylviculture dynamisant la croissance des futurs arbres exploitables, ainsi que leur régénération, s’avère indispensable.</p> 2019-10-30T17:16:18+01:00 Copyright (c) https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31796 Effet des couches de nanoparticules d’oxyde de graphène dans la résistance du papier d’emballage, ses propriétés de barrière et son activité antibactérienne 2019-12-02T14:19:22+01:00 Maliheh Akhtari bft@cirad.fr Mohammadreza Dehghani-Firouzabadi m_r_dehghani@mail.ru Meysam Aliabadi meysam.aliabadi@gmail.com Mehdi Arefkhani mehdi.arefkhani@gmail.com <p class="BFT-Rsumtexte">L’objectif de cette étude était d’évaluer la performance des nanoparticules d’oxyde de graphène dans des formulations de papier d’emballage pour améliorer les propriétés antibactériennes, physiques et mécaniques du carton. Le papier était recouvert avec des nanoparticules d’oxyde de graphène de concentrations de 100 et 200 ppm enduites avec 5 % d’amidon cationique (poids sec) comme aide à la rétention et pour un positionnement plus homogène des particules d'oxyde de nanographène sur la surface du papier. Les surfaces du papier enduites de particules d’oxyde de nanographène ont été caractérisées à l’aide des méthodes ATR-FTIR et SEM. Le test antibactérien a été réalisé selon la méthode de la turbidité. Pour les tests antibactériens des feuilles de papier, <em>Escherichia coli</em> et <em>Staphylococcus aureus</em> ont été utilisés comme bactéries à Gram-négatif et à Gram-positif, respectivement. Les résultats ont montré que l’absorption d’UV a été réduite et que la réduction la plus grande a été obtenue en utilisant des particules d’oxyde de nanographène de 200 ppm. La turbidité dans les échantillons qui incluent <em>S. aureus</em> était aussi plus basse. Le taux de croissance des bactéries <em>S. aureus</em> dans le contrôle et dans les échantillons de papier enduits d’oxyde de nanographène 200 ppm était de 89 % et de 24 %, respectivement. La densité et l’épaisseur des feuilles de papier ont augmenté dans le papier enduit d’amidon cationique et de nanoparticules, en comparaison avec le papier non enduit. Les nanoparticules n’ont pas d’effet significatif dans l’épaisseur des papiers enduits. L’ajout de particules d’oxyde de nanographène a amélioré la résistance à l’air et les propriétés de barrière des feuilles de papier. Les index de résistance à l’éclatement et la déchirure ont augmenté dans le papier enduit d’amidon et de particules d’oxyde de nanographène.</p> 2019-10-30T17:16:19+01:00 Copyright (c) https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31809 Suivi de la composition chimique de plusieurs espèces de bois tropicaux 2019-12-02T14:19:22+01:00 Jean Gérard jean.gerard@cirad.fr Sébastien Paradis sebastien.paradis@cirad.fr Bernard Thibaut bernard.thibaut@umontpellier.fr <p class="BFT-Rsumtexte">La variabilité de la composition chimique de 614 espèces est décrite dans une base de données contenant des mesures de polymères du bois (cellulose, lignine et pentosane), ainsi que de l'ensemble des composants externes (éthanol-benzène, ou extraits d'eau chaude et cendres, en particulier la teneur en silice). Ces mesures ont été effectuées entre 1945 et 1990 selon le même protocole standard. Au total, 1 194 arbres appartenant à 614 espèces, 358 genres et 89 familles ont été mesurés. Au niveau des espèces, la variabilité (quantifiée par le coefficient de variation) était plutôt élevée pour la densité (27 %), beaucoup plus faible pour la lignine et la cellulose (14 % et 10 %) et beaucoup plus élevée pour les extractibles éthanol/benzène, les extractibles à l'eau chaude et les cendres (81 %, 60 % et 76 %). En considérant des arbres avec au moins cinq spécimens différents et des espèces avec au moins 10 arbres différents, il a été possible d'étudier la variabilité intra-arbre et intra-espèce. De grandes différences ont été constatées entre les arbres d'une espèce donnée pour les composants externes, et plus d'un arbre devrait être nécessaire par espèce. Pour la densité, la lignine, le pentosane et la cellulose, la distribution des valeurs était presque symétrique, avec des valeurs moyennes de 720 kg/m<sup>3</sup> pour la densité, 29,1 % pour la lignine, 15,8 % pour le pentosane et 42,4 % pour la cellulose. La teneur en lignine variait nettement d'une espèce à l'autre. Pour les composants externes, la distribution était très dissymétrique, avec une minorité de bois riches en ce composant constituant la queue de grande valeur. Une valeur élevée pour tout composant externe, même dans un seul arbre, est suffisante pour classer l'espèce à l'égard de ce composant. Les bois siliceux identifiés par les corps en silice en anatomie ont une teneur très élevée en silice et seules ces espèces méritent une étude sur la silice.</p> 2019-10-30T00:00:00+01:00 Copyright (c) https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31812 Le bois d'ombrage comme source de diversification des revenus dans les plantations de café agroforestières au Pérou 2019-12-02T14:19:22+01:00 Lenka Ehrenbergerová lenka.ehrenbergerova@mendelu.cz Zuzana Šeptunová zuzana.septunova@nadacepartnerstvi.cz Hana Habrová habrova@mendelu.cz Ronald Hugo Puerta Tuesta puertatuesta@hotmail.com Radim Matula xmatula@node.mendelu.cz <p class="BFT-Rsumtexte">&nbsp;Le café est traditionnellement cultivé dans les systèmes agroforestiers. Les arbres d'ombrage dans les plantations de café fournissent d'importants services écosystémiques, et leur bois peut également être une bonne source de revenus pour les caféiculteurs. Toutefois, on manque d'informations essentielles sur la valeur du bois d'ombrage et sa contribution potentielle au revenu des caféiculteurs, fondées sur des données empiriques. Le revenu que l'on pouvait tirer des arbres d'ombrage a été estimé pour trois plantations de café avec différentes essences d'arbres d'ombrage. Pour estimer le volume de bois commercialisable des arbres sur pied, des équations allométriques ont été élaborées. D’une part, nos résultats ont montré que la valeur du bois des arbres d'ombrage variait considérablement. Elle représentait seulement 2 à&nbsp;3&nbsp;% du revenu annuel de la ferme lorsque la plantation était dominée par l’espèce native <em>Inga</em> spp. D'autre part, la plantation principalement ombragée par des <em>Eucalyptus</em> présentait un potentiel élevé tant annuel (50-68&nbsp;% du revenu de la plantation) que total pour la valeur du bois (92-96&nbsp;% du revenu), suivie par la plantation ombragée principalement par des <em>Pinus</em> (32-49&nbsp;% du revenu de la plantation pour le volume annuel de bois et 89-94&nbsp;% du revenu de la plantation pour le volume total de bois). Il est évident que les arbres d'ombrage peuvent constituer une bonne réserve économique pour les caféiculteurs lorsque des espèces exotiques d'<em>Eucalyptus</em> ou de <em>Pinus</em> sont plantées. Cependant, à l'aide de données sur des arbres individuels, on a découvert que l'arbre d'ombrage indigène relativement rare <em>Retrophyllum rospigliosii</em>, que l'on trouvait dans presque toutes les plantations, a une grande valeur ligneuse et une grande quantité de bois, ce qui en fait une espèce d'ombre à fort potentiel agroforestier.</p> 2019-11-15T00:00:00+01:00 Copyright (c) https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31816 Rôle de la banque de graines du sol dans la régénération des forêts denses humides d’Afrique centrale 2019-12-02T14:19:22+01:00 Chauvelin DOUH cdouh@doct.uliege.be <p class="BFT-Rsumtexte">La présente thèse s’intéresse aux moteurs de la régénération des forêts denses humides tropicales d’Afrique, plus particulièrement au rôle joué par la banque de graines du sol dans cette régénération. Plus spécifiquement, l’étude vise à&nbsp;: évaluer l’abondance et la composition floristique de la banque de graines du sol de deux types de forêt reposant sur des sols différents&nbsp;; quantifier l’abondance de la banque de graines du sol d’une essence commerciale importante, le tali (<em>Erythrophleum suaveolens</em>) et étudier les facteurs intervenant dans la levée de dormance de ses graines&nbsp;; évaluer la capacité du système d’imagerie hyperspectrale proche infrarouge à discriminer des graines de deux espèces sœurs, <em>E</em>. <em>suaveolens </em>et <em>E</em>. <em>ivorense</em>. Les résultats montrent que la densité et la composition floristique de la banque de graines du sol varient significativement selon les types de forêt et de sol. Les taxons pionniers sont largement majoritaires dans les deux cas, mais sont mieux représentés dans la banque du sol de la forêt à <em>Celtis </em>(vieille forêt secondaire) que dans le sol de la forêt à <em>Manilkara </em>(forêt mature). Tous taxons confondus, la similarité floristique entre la banque de graines du sol et la végétation environnante est relativement faible quel que soit le type forestier. Cependant, cette similarité s’avère nettement plus importante en ne considérant que les taxons pionniers. Seulement trois espèces de bois d’œuvre ont été observées dans la banque du sol : <em>Nauclea diderrichii</em>, <em>Staudtia kamerunensis </em>et <em>Erythrophleum suaveolens</em>. <em>E</em>. <em>suaveolens</em>, le tali, est une des espèces les plus exploitées d’Afrique centrale. L’évaluation de l’abondance des graines de l’espèce au sein des deux types de forêt révèle une densité plus élevée en forêt à <em>Celtis </em>qu’en forêt à <em>Manilkara</em>, où les graines sont quasi inexistantes bien que les densités d’arbres en âge de reproduction ainsi que les structures diamétriques, soient similaires entre sites. Différentes hypothèses ont été émises pour expliquer ce résultat, la plus probable étant liée à la structure de végétation différente entre les sites. Les canopées des individus vivant dans la forêt à <em>Manilkara </em>seraient davantage dominées et fructifieraient moins fréquemment que dans la forêt à <em>Celtis</em>. La longévité des graines étudiées par spectroscopie de masse par accélérateur révèle que ces semences de tali, viables et enfouies dans le sol, seraient âgées d’environ dix ans. Le système d’imagerie hyperspectrale proche infrarouge s’est avéré efficace dans la distinction des graines d’<em>E</em>. <em>suaveolens </em>et <em>E</em>. <em>ivorense</em>, ce qui ouvre d’intéressantes perspectives quant à l’utilisation de cette technique pour étudier la banque de graines du sol.</p> 2019-11-25T12:38:03+01:00 Copyright (c) https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31725 Analyse spatio-temporelle des dynamiques d’anthropisation paysagère le long du gradient urbain-rural de la ville de Lubumbashi (Haut-Katanga, République démocratique du Congo) 2019-12-02T14:19:22+01:00 Yannick Useni Sikuzani yannickuseni@gmail.com <p class="BFT-Textes">Depuis le début des années 2000, la ville de Lubumbashi, au sud-est de la République démocratique du Congo, connaît une importante croissance démographique qui n'est malheureusement pas contrôlée. Il en résulte une expansion spatiale urbaine rapide et anarchique, tandis que les besoins alimentaires et énergétiques sont insuffisamment satisfaits. Comme corollaire, une importante détérioration de l’environnement est manifeste dans la région de Lubumbashi. À partir de la télédétection couplée aux outils d’analyse paysagère et de l’approche du gradient urbain-rural, la présente thèse a été initiée en vue de cerner la situation actuelle de la croissance spatiale urbaine à Lubumbashi et d’évaluer les impacts écologiques négatifs qui en résultent à multiples échelles spatiales. Les résultats ont révélé une nette progression du tissu urbain à toutes les échelles spatiales étudiées (plaine de Lubumbashi, ville et communes). Une périurbanisation importante de la ville a été relevée, mais aussi une densification du bâti entre 0 et 8 km du centre-ville. Dans la zone rurale, l’impact négatif de l’urbanisation s’est matérialisé par une importante diminution de l’aire de la forêt claire de <em>miombo</em>, dont l’ampleur augmente sur des courtes distances à la ville. Au sein de la zone (péri)urbaine, l’expansion du bâti a entraîné la dissection, la fragmentation et la suppression des espaces verts, entre autres les forêts (péri)urbaines. La création d’espaces verts boisés (péri)urbains n’a pas compensé l’ensemble de la perte enregistrée sur toute la période étudiée (1989-2014). Le long du gradient urbain-rural, l’aire des lambeaux d’espaces verts augmente de la zone urbaine vers la zone périurbaine, parallèlement à la diminution de leur nombre. Sur l’ensemble des espaces verts résiduels et créés, les espèces végétales exotiques – certaines étant invasives – demeurent dominantes, ce qui constituerait une menace pour la conservation de la flore indigène. Cependant, s’agissant des espaces verts boisés de la zone (péri)urbaine, ce sont les arbres et arbustes de la forêt claire du <em>miombo</em> qui restent dominants. La présence de ces arbres et arbustes est considérée comme une preuve d'un certain degré d’intégrité ou de régénération de certaines taches originelles de la forêt claire de <em>miombo</em>.</p> 2019-11-15T00:00:00+01:00 Copyright (c)