https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/issue/feed BOIS & FORETS DES TROPIQUES 2020-04-08T10:08:05+02:00 Jean-François Trébuchon bft@cirad.fr Open Journal Systems <p><span style="font-family: Helvetica, Arial, sans-serif;">En libre accès, et gratuite, cette revue internationale publie des articles des sciences et techniques de la foresterie en régions chaudes évalués par les pairs en double-aveugle.<br></span></p> https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31854 Bois et Forêts des Tropiques évolue en partenariat avec la recherche au Sud 2020-04-07T13:06:12+02:00 Jean-François Trébuchon trebuchon@cirad.fr <p>Depuis fin 2018, le fonctionnement de la revue <em>Bois et Forêts des Tropiques </em>a évolué.</p> <p>En remplacement de Jacques Tassin, Jean-François Trébuchon a pris la suite des opérations en tant que rédacteur en chef et coordinateur éditorial.</p> <p>Une équipe de rédaction a été constituée, incluant six rédacteurs scientifiques : Kévin Candelier, Antoine Galiana, Laurent Gazull, Valéry Gond, Jean Gérard et Jacques Tassin. Leur mission consiste à examiner le fond scientifique des manuscrits soumis, à piloter leur évaluation en double-aveugle avec l’aide de relecteurs internationaux du Nord et du Sud, et à accompagner les auteurs dans la rédaction finale lorsque l’article est retenu comme publiable.</p> <p>Le processus d’évaluation des manuscrits s’articule donc en trois temps : (i) avis du comité de rédaction sur la recevabilité du dossier de soumission vis-à-vis de la ligne éditoriale et de la note aux auteurs, (ii) pilotage de l’évaluation, de manière constructive et bienveillante, conduite en double-aveugle par les pairs, et (iii) vérification de la prise en compte des recommandations des pairs et accompagnement à la rédaction avant mise en édition et publication.</p> <p>Fin 2019, le Comité éditorial a été renouvelé. Il rassemble une trentaine de chercheurs internationaux, référents de renom, intervenant dans les zones tropicales et méditerranéennes, et affiliés à des universités ou des centres de recherche internationaux. Une nouvelle fois, ce comité associe des chercheurs du Nord et du Sud, jeunes ou confirmés, selon une parité du genre et un équilibre des continents. Leur engagement est de trois années et court de 2020 à 2022. Leur mission est (i) de veiller à la qualité du contenu de la revue, en lien avec les évolutions thématiques des recherches sur l’environnement de la forêt, de l’arbre et du bois, (ii) d’assurer ponctuellement le rôle de relecteur ou de suggérer d’autres relecteurs, et (iii) bien entendu de proposer des manuscrits, en tant que co-auteur ou simple « rabatteur ».</p> <p>Pour le respect des exigences éthiques et déontologiques inhérentes aux pratiques de recherche, la revue s’est dotée d’un logiciel de reconnaissance et d’analyse de plagiat et d’auto-plagiat. L’outil épaule l’équipe éditoriale pour émettre un premier avis sur le manuscrit.</p> <p>Afin de favoriser le libre accès aux publications, <em>Bois et Forêts des Tropiques </em>a substitué la licence CC-BY à la licence <em>Creative Commons</em>, offrant ainsi une grande liberté dans la réutilisation des manuscrits publiés. La préservation du droit d’auteur et du <em>copyright</em>, dans le respect des auteurs et de la revue, n’en est pas moins garantie.</p> <p>Pour faciliter l’accès et le repérage pour les auteurs et les lecteurs, <em>Bois et Forêts des Tropiques </em>a également fait évoluer le logiciel gérant le site web et la soumission d’articles en ligne, tout en maintenant son référencement dans les bases de données bibliographiques internationales.</p> <p>Enfin, notre revue reste gratuite, en accès libre et soutenue financièrement par le Cirad, conformément au mandat de partenariat porté par l’institution, au service de la publication de travaux de recherche assurés dans le domaine des sciences forestières, en soutien et en coopération avec la recherche au Sud. Publiée en français ou en anglais, elle demeure un tremplin pour les jeunes chercheurs et les chercheurs chevronnés œuvrant dans l’univers de la recherche appliquée.</p> 2020-04-07T13:03:02+02:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31835 Cartographie par télédétection des milieux envahis par <i>Acacia mearnsii</i> De Wild. dans l’extrême Nord-Est algérien 2020-02-06T10:02:58+01:00 Samir Chekchaki tchek08sam@hotmail.fr Arifa Beddiar fragbed@yahoo.fr Mohamed Djalil Zaafour djl010@hotmail.com <p>Dans la région d’El Kala (extrême Nord-Est algérien)<em>, Acacia mearnsii</em> De Wild. a été introduit lors des reboisements de 1970, en mélange à 20&nbsp;% avec l'eucalyptus. Or, depuis quelques décennies, il est constaté un développement de taches d’invasion par cette espèce australienne dans cette même contrée du pays. L’utilisation d’outils tels qu’un système d'information géographique (SIG), avec des informations spatiales à jour, est nécessaire pour mieux comprendre l'invasion et identifier les écosystèmes potentiels à haut risque. Ainsi, le présent travail a été orienté vers la cartographie afin de procéder à l’étude de la répartition de l’invasion de cette espèce. Deux approches ont été adoptées, la première faisant appel aux données collectées sur le terrain et la seconde aux techniques de télédétection, en appliquant la méthode de classification supervisée sur une image Landsat&nbsp;8. Les résultats obtenus par les deux méthodes montrent que la superficie envahie avoisine les 3&nbsp;200&nbsp;ha, répartis en quatre sites. La quasi-totalité de la surface envahie est occupée par l’eucalyptaie et la suberaie (respectivement 65,0&nbsp;% et 17,9&nbsp;% de la superficie totale). La classification de l’image satellite n’a permis de détecter que les paysages fortement envahis, tandis que la méthode des relevés effectués sur le terrain a permis de cartographier sa répartition totale. Toutefois, la superposition des deux cartes montre qu’elles sont majoritairement identiques (0,90&nbsp;≤&nbsp;R&nbsp;≤&nbsp;1). Pour conclure, l’utilisation des données spatialisées, couplées à des données ponctuelles (relevés de terrain), a permis, d’une part, de réduire les contraintes liées à la résolution de l’image Landsat et, d’autre part, de montrer l’importance des méthodologies basées sur les travaux de terrain.</p> 2020-01-14T00:00:00+01:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31669 Effet de la longueur des radicules et de la taille du conteneur sur les déformations des racines du chêne méditerranéen <i>Quercus suber</i> L. 2020-02-06T10:00:12+01:00 Samir Benamirouche sbenamirouche@gmail.com Mebarek Chouial sbenamirouche@gmail.com Wiam Guechi sbenamirouche@gmail.com <p>L'objectif de cette étude était d'évaluer les effets de la longueur des radicules au moment de l'ensemencement et de la taille du conteneur sur les déformations des racines chez le chêne méditerranéen <em>Quercus suber</em> L. Des glands de cinq méthodes d’ensemencement – glands intacts, glands germés pendant l'entreposage, glands germés après stratification humide avec des radicelles (R) d'une longueur inférieure à 5&nbsp;mm, des radicelles d'une longueur comprise entre 7&nbsp;mm et 12&nbsp;mm et des radicelles de plus de 15&nbsp;mm – ont été semés individuellement en conteneurs WM de 400&nbsp;cm<sup>3</sup>, 800&nbsp;cm<sup>3</sup> et 1&nbsp;200&nbsp;cm<sup>3</sup>. À la fin de la période de croissance en pépinière, les racines des 1&nbsp;080 semis échantillonnés ont été examinées pour déceler les déformations des racines. Les résultats obtenus de l'expérience ont montré que la déformation des racines affectait près de la moitié (49&nbsp;%) des plantules de chêne-liège cultivées en conteneurs et que l'état germinatif des glands au moment de l'ensemencement avait un effet significatif sur les déformations des racines, alors que le volume du conteneur n'avait aucun effet clair. Le plus grand nombre de racines déformées a été observé sur les semis de glands germés par rapport aux semis de glands intacts avec des pourcentages respectifs de 91&nbsp;% et 9&nbsp;% des semis inspectés. L'ensemencement de glands germés avec des radicelles de 15&nbsp;&lt;&nbsp;R&nbsp;&lt;&nbsp;20&nbsp;mm et 7&nbsp;&lt;&nbsp;R&nbsp;&lt;&nbsp;12&nbsp;mm de longueur a généré les pourcentages les plus élevés de déformations nuisibles. Indépendamment de sa taille, le type de conteneur WM sans fond s'est révélé très efficace contre la spirale radiculaire fréquemment observée dans les sacs en polyéthylène de forme cylindrique à fond fermé. Les résultats de cette étude peuvent contribuer à améliorer la qualité des semis de chêne-liège pour des programmes de reboisement plus efficaces.</p> 2020-01-14T00:00:00+01:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31837 Crises politico-militaires et dynamique de la végétation du Parc national du Mont Péko en Côte d’Ivoire 2020-02-06T10:01:45+01:00 Sidibé Ousmane sidibeousmane467@gmail.com Hyppolite N’da Dibi dibihyppoliten@gmail.com Kouadio Henri Kouassi atoumanikouadiokan@yahoo.fr Konan Édouard Kouassi kouasedward@yahoo.fr Kpolo Ouattara ouattarakolo2012@yahoo.fr <p class="BFT-Textes">Depuis sa création, le Parc national du Mont Péko est sujet à diverses pressions anthropiques. Ces pressions ont été accentuées durant les conflits armés en Côte d’Ivoire entre 2002 et 2011. L’intensification des pressions aurait entraîné une augmentation du taux de déforestation dans le parc. Pour vérifier cette hypothèse, la présente étude visait à déterminer l’effet des conflits sur la dynamique forestière du parc. À cet effet, quatre images satellitaires Landsat ont été analysées pour examiner les changements d’occupation des sols avant, pendant et après les conflits. Les résultats de ces travaux révèlent une forte réduction des surfaces forestières durant les conflits, qui s'est accentuée pendant la période post-conflit. En effet, 5,65 % de pertes se sont produites avant les conflits à un taux annuel de 0,42 %, contre 28,03 % pendant les conflits à un taux annuel de 3,92 %, et 34,02&nbsp;% après les conflits à un taux annuel de 14,41&nbsp;%. Cette aggravation de la déforestation dans le parc est liée à la culture illégale du cacao. L’infiltration massive des populations paysannes dans cette aire protégée pendant les conflits a entraîné une exacerbation des pressions. Une surveillance constante et un aménagement des zones converties en plantation de cacao afin d’accélérer la régénération dans le parc s’avèrent donc nécessaires. En outre, les résultats soulignent la vulnérabilité des aires protégées lors des conflits et l’urgence de la prise de mesures de sécurisation de celles-ci pour prévenir les risques de dégradation.</p> 2020-01-14T00:00:00+01:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31845 Production de produits forestiers non ligneux et diversité des pratiques de récolte et des processus décisionnels des exploitants dans les forêts communautaires du nord de la Thaïlande 2020-03-25T17:08:50+01:00 Wuthiwong Wimolsakcharoen wuthiwong.wi@gmail.com Pongchai Dumrongrojwatthana dpongchai@hotmail.com Guy Trébuil guy.trebuil@cirad.fr <p>Les recherches antérieures sur la foresterie communautaire en Thaïlande se sont principalement concentrées sur les dimensions institutionnelles. Par conséquent, les connaissances intégrées sur la production de produits forestiers non ligneux, les pratiques des exploitants et les processus de prise de décision sont encore limitées, particulièrement en ce qui concerne la foresterie communautaire. Une enquête a été réalisée pour estimer la production de produits forestiers non ligneux et pour caractériser la diversité des pratiques des exploitants et des processus de prise de décision dans les forêts communautaires du nord de la Thaïlande. Des enquêtes sur le terrain ont été menées une fois par mois pendant 12&nbsp;mois dans sept forêts communautaires du sous-district de Lainan, dans la province de Nan, en utilisant une technique d'échantillonnage basée sur une grille. La production et la productivité des principaux produits forestiers non ligneux ont été calculées en fonction du poids frais total. Des entrevues individuelles approfondies ont été menées auprès de 231 cueilleurs locaux afin de comprendre les pratiques de récolte des produits forestiers non ligneux et les processus décisionnels. Les jeunes pousses de <em>Melientha suavis</em>, les couvées royales d'<em>Oecophylla smaragdina</em> et les champignons comestibles se sont avérés être les trois principaux produits forestiers non ligneux collectés, avec une productivité respectivement de 2, 12 et 2&nbsp;kg/ha/an. Les pratiques de récolte des exploitants ont été caractérisées comme étant appliquées par (A) les villageois sans terre, (B) les petits et moyens propriétaires terriens, (C) les grands propriétaires terriens, et (D) les étrangers. Les pêcheurs locaux ont présenté différents processus de prise de décision en matière d'exploitation des ressources, selon la période d'occurrence des ressources, la durée de l'exploitation et la quantité récoltée. Les données quantitatives sur la productivité des ressources et la connaissance des pratiques de récolte et des processus décisionnels des exploitants alimenteront un processus participatif de gestion des ressources pour appuyer les échanges de connaissances entre les intervenants locaux et pour explorer des scénarios de règles d'accès appropriées, afin d'améliorer la durabilité de la récolte des produits forestiers non ligneux.</p> 2020-02-17T00:00:00+01:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31713 Déterminants de la gouvernance forestière dans les forêts communautaires de l’Est-Cameroun 2020-03-25T17:13:48+01:00 Rodrigue Fapa Nanfack rodrigue.fapa-nanfack.1@ulaval.ca Nancy Gélinas nancy.gelinas@sbf.ulaval.ca Kadiri Serge Bobo bobokadiris@yahoo.com Hugo Asselin hugo.asselin@uqat.ca François Hiol Hiol hiolhiol@yahoo.fr Carine Atole Ntatsoula atolecarine94@yahoo.fr <p class="BFT-Rsumtexte">Au Cameroun, les communautés locales font face à des défis de gouvernance forestière et de propriété des forêts communautaires. Les déterminants du succès de la gouvernance forestière ont été étudiés dans douze forêts communautaires (FC) de l’Est-Cameroun. Des groupes de discussion et des entrevues individuelles ont permis de réaliser la cartographie des acteurs d’appui, de documenter la perception de la gouvernance des forêts communautaires et d’en identifier les déterminants, pour ensuite proposer une échelle de gouvernance des forêts communautaires. Les résultats montrent que les acteurs d’appui influencent grandement la création des forêts communautaires. L’exception de la FC A3 montre qu’une communauté peut créer une forêt communautaire sous la seule impulsion du chef traditionnel, sans soutien extérieur. La perception de la gouvernance forestière par les communautés était positive lorsque l’appui à la création de la forêt communautaire provenait d’acteurs tournés vers la communauté (organisations non gouvernementales, administration des forêts et Église) et négative lorsque l’appui provenait d’acteurs tournés vers la ressource ligneuse (élites et opérateurs forestiers privés). Le diagramme des déterminants relationnels entre communautés et acteurs d’appui, basé sur la cohésion entre les principes de gouvernance (participation, transparence, légitimité, équité, intégration, imputabilité, capacité et adaptabilité), met en évidence les actions correctives possibles pour mieux tenir compte des besoins des communautés afin d’atteindre la dévolution sur l’échelle de la gouvernance.</p> 2020-03-13T09:38:50+01:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31848 Quantifier les dimensions des houppiers à l’aide d’images aériennes à haute résolution pour estimer l’accroissement diamétrique des arbres dans les forêts d’Afrique centrale 2020-03-27T10:41:31+01:00 Jean-Baptiste Ndamiyehe Ncutirakiza ncutijean@gmail.com Philippe Lejeune p.lejeune@uliege.be Sylvie Gourlet-Fleury sylvie.gourlet-fleury@cirad.fr Adeline Fayolle adeline.fayolle@uliege.be Léopold Ndjele Mianda-Bungi ndjeleleopold@gmail.com Gauthier Ligot gligot@uliege.be <p>Caractériser la dynamique d’une forêt est essentiel pour la gestion forestière. Les houppiers des arbres forment un élément clé de cette dynamique ; mais, en forêt tropicale, les mesurer n’est pas simple. Cette étude teste l’utilisation d’images aériennes à haute résolution pour estimer la croissance diamétrique des arbres, en intégrant des mesures fines des houppiers détectés. Des ortho-images de 10 cm/pixel de résolution ont été obtenues à l’aide d’un drone à aile fixe sur une parcelle de 9 ha, installée dans la forêt de Yoko en République démocratique du Congo. Les inventaires menés sur les arbres de DHP ≥ 10 cm en 2008 et en 2016 ont permis d’avoir accès à différentes caractéristiques dendrométriques individuelles, dont le diamètre des arbres et leur tempérament, et de calculer des accroissements diamétriques. Des modèles linéaires mixtes ont été calibrés pour prédire l’accroissement de 163 arbres identifiés à la fois sur le terrain et sur les ortho-images en utilisant les variables quantifiées uniquement sur le terrain et/ou à partir de variables mesurées sur les ortho-images. Les images aériennes ont permis de détecter 23,4 % des arbres de DHP ≥ 10 cm inventoriés au sol, et représentant 75,1 % de la biomasse aérienne du peuplement. La probabilité de détection des arbres a varié en fonction de leur DHP : de 0,09 pour les arbres de DHP &lt; 30 cm à 0,97 pour les arbres de DHP ≥ 60 cm. Les variables quantifiées par télédétection ajoutées aux variables de terrain ont permis d’améliorer significativement la prédiction de l’accroissement diamétrique. Les meilleurs modèles d’estimation des accroissements diamétriques contiennent notamment un terme caractérisant la dimension du houppier des arbres qui n’a pu être mesuré que par télédétection. Parmi les variables déterminées par télédétection, la superficie convexe du houppier est apparue la plus performante dans les modèles, et s’avère ainsi être la mesure la plus intéressante pour décrire la compétition entre les houppiers. Ces résultats ouvrent des perspectives pour construire de nouveaux outils d’acquisition de données au service de l’aménagement forestier.</p> 2020-03-27T10:40:57+01:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31852 Étude ethnobotanique et variabilité morphologique de Syzygium guineense var. macrocarpum dans les hautes savanes guinéennes de l’Adamaoua (Cameroun) 2020-03-31T16:43:19+02:00 Georges Maxime Lamy Lamy geomaxlamy@gmail.com <p>La problématique de la variabilité morphologique des feuilles et fruits de nombreuses plantes locales multifonctionnelles préoccupe les chercheurs africains. À cela s’ajoute la menace de disparition de certaines de ces plantes vivant encore naturellement. Dans la zone agroécologique des hautes savanes guinéennes de l’Adamaoua au Cameroun se rencontre <em>Syzygium guineense</em> var. <em>macrocarpum</em> (Engl.) F. White, une myrtacée endémique. Pour sa domestication, un problème de choix des sous-variétés à retenir s’est posé. L’ethnobotanique étant la relation entre l’Homme et les plantes dans un milieu donné à travers le temps, la prise en compte du savoir et des préférences locales était indispensable. Par ailleurs, les objectifs visaient à identifier, décrire et déterminer les descripteurs morphologiques (qualitatifs et quantitatifs) et les sous-variétés de la plante. Les personnes enquêtées étaient constituées de 218 hommes et femmes appartenant à neuf ethnies différentes. Dans des quadrats de 100 m x 100 m, 256 arbres des sous-variétés de la plante ont été sélectionnés. Le dispositif expérimental était un plan factoriel (8 x 4 x 8 x 3) : 8 x 4 pour l’unité expérimentale ; 8 pour le nombre de sites d’étude ; 4 pour le nombre de sous-variétés ; 3 pour le nombre de répétitions (3 feuilles et 3 fruits sur chaque pied), les sites étant le traitement principal et les sous-variétés le traitement secondaire. L’évaluation des descripteurs morphologiques a été respectivement faite sur 768 feuilles et fruits. Les critères de différenciation paysanne étaient liés à l’observation (couleur, forme, etc.) des arbres, feuilles et fruits. Les descripteurs de l’accessibilité à une meilleure luminosité de l’arbre, du rendement et du développement végétatif pourront servir de références lors de la domestication de la plante. Les sous-variétés 1, 2 et 3 étaient hautement significatives, de par leur valeur d’usage ethnobotanique total, supérieure à 3 parmi les 4 recensées. Des études moléculaires utilisant les ADN génomiques (chloroplastique et ribosomal) permettront de tirer une conclusion définitive quant à l’origine environnementale ou moléculaire de la variabilité observée au sein de la plante dans cette zone.</p> 2020-03-31T16:43:17+02:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31853 Biomasse et stocks de carbone en Afrique centrale : importance de l’allométrie des arbres 2020-03-31T16:52:12+02:00 Grace Jopaul Loubota Panzou bft@cirad.fr <p>Quantifier les stocks de biomasse et de carbone dans les forêts tropicales est essentiel pour la mise en œuvre des stratégies d’atténuation des changements climatiques, et notamment le mécanisme de réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation des forêts. Les scientifiques s’accordent aujourd’hui à utiliser une équation allométrique de biomasse générale, combinée à une allométrie hauteur-diamètre ajustée sur des données locales non destructives. Or, l’allométrie des arbres varie entre les espèces et stratégies fonctionnelles d’une part, entre les types de forêts et conditions du milieu d’autre part. L’objectif de cette thèse de doctorat était d’étudier les variations de l’allométrie des arbres entre espèces coexistantes, et entre sites et types de forêts, en vue d’améliorer les estimations de la biomasse et des stocks de carbone en Afrique centrale. Les variations des allométries hauteur-diamètre et houppier-diamètre ont été rapportées pour les 45 espèces d’arbres coexistantes d’un site représentatif des forêts semi-décidues à <em>Celtis</em> du nord du Congo. Les relations entre les traits architecturaux dérivés à partir des allométries spécifiques aux espèces et les traits fonctionnels ont mis en évidence un continuum d’espèces entre les espèces de grande taille dominant la canopée et les espèces de petite taille dominant le sous-bois. Les espèces d’arbres de grande taille étaient exigeantes en lumière, dispersées par le vent, décidues avec une large contribution à la biomasse forestière, alors que les espèces d’arbres de petite taille étaient tolérantes à l’ombrage, dispersées par les animaux, sempervirentes et plus abondantes en densité de tiges. Les variations des allométries hauteur-diamètre et houppier-diamètre ont été également montrées entre les types de forêts en Afrique centrale. Ces tendances étaient en outre confirmées pour les espèces communes entre les types de forêts, suggérant un contrôle environnemental sur les variations de l’allométrie des arbres. Des attributs architecturaux dérivés des allométries spécifiques aux sites, en plus des attributs plus classiques de structure et de composition, ont pu être dérivés et reliés aux variations spatiales de la biomasse et des stocks de carbone. Cette thèse de doctorat a fourni de nouvelles données pour les futures cartes de biomasse dans le cadre du suivi du carbone forestier en Afrique centrale.</p> 2020-03-31T16:36:35+02:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31855 Annonces de presse 2020-04-08T10:06:16+02:00 Jean-François Trébuchon trebuchon@cirad.fr <p>DEBONO M.-W. (DIR.), 2020. L’INTELLIGENCE DES PLANTES EN QUESTION. FRANCE, ÉDITIONS HERMANN, 242 P.</p> <p>LARIVIÈRE V., SUGIMOTO C. R., 2018. MESURER LA SCIENCE. QUÉBEC, LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL, 176 P.</p> <p>LIEW K. C., 2019. PROSPECTS AND UTILIZATION OF TROPICAL PLANTATION TREES. UNITED STATES OF AMERICA, CRC PRESS TAYLOR &amp; FRANCIS, 324 P.</p> <p>YVES BOULVERT, 2019. FRANCE, IRD, BASE HORIZON, 352 P. ET 96 P. VERSIONS ÉLECTRONIQUES. EXPLORATIONS EN AFRIQUE CENTRALE (1790-1930) – APPORTS DES EXPLORATEURS À LA CONNAISSANCE DU MILIEU</p> <p>YVES BOULVERT, 2019. FRANCE, IRD, BASE HORIZON, 352 P. ET 96 P. VERSIONS ÉLECTRONIQUES. AU COEUR DU CONTINENT AFRICAIN, CARTES ET ITINÉRAIRES D’EXPLORATIONS (XIXE-DÉBUT XXE)</p> 2020-04-08T10:06:15+02:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31856 Association SILVA et Revue Le Flamboyant 2020-04-08T10:06:48+02:00 Jean-François Trébuchon trebuchon@cirad.fr <p>L’association SILVA qui regroupe des ingénieurs, chercheurs, enseignants actifs ou retraités, spécialistes pour la plupart des écosystèmes forestiers et des systèmes agroforestiers tropicaux, engagés dans la gestion participative des ressources naturelles et le développement des territoires ruraux, annonce&nbsp; qu’elle vient de créer un site Web dont l’adresse est :</p> <p>http://silva-riat.org/index.php/fr</p> <p>Outre des informations sur les activités de cette association, on trouvera sur ce site les liens pour télécharger la revue Le Flamboyant, qui a été distribuée gratuitement à près de 10 000 exemplaires dans une vingtaine de pays francophones, principalement en Afrique subsaharienne, jusqu’aux numéros 66 et 67 publiés en 2010. Cette revue contient des informations techniques puisées dans des revues scientifiques ou recueillies auprès de techniciens qui partagent leurs bonnes pratiques et leur expérience de terrain dans les rubriques « l’arbre du mois » et « la main verte ». On y trouvera également les liens pour&nbsp; télécharger la revue « soeur » Les Feuilles du Flamboyant, relatant l’expérience professionnelle de forestiers tropicaux et d’Afrique du Nord et rendant&nbsp; compte d’actions de plaidoyer en faveur de la gestion durable des forêts tropicales et méditerranéennes, dont le dernier numéro a été publié en juin 2019.</p> 2020-04-08T10:06:47+02:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques https://revues.cirad.fr/index.php/BFT/article/view/31857 Conférences internationales 2020-04-08T10:08:05+02:00 Jean-François Trébuchon trebuchon@cirad.fr <p>ATBC 2020, Annual Meeting of the Association of Tropical Biology and Conservation, July 12-16, 2020, Cartagena, Colombia</p> <p><a href="http://atbc2020.org/">http://atbc2020.org/</a></p> <p>5TH INTERNATIONAL CONFERENCE ON SOIL, BIO- AND ECO-ENGINEERING, Bern University of Apply Sciences, School of Agricultural, Forest and Food Sciences HAFL, June 13-19, 2020, BFH-HAFL Zollikofen, Bern, Switzerland</p> <p><a href="https://www.bfh.ch/en/news/events/5th-international-conference-on-soil-bio-and-eco-engineering/">https://www.bfh.ch/en/news/events/5th-international-conference-on-soil-bio-and-eco-engineering/</a></p> <p>MANAGING FOR RESILIENT FORESTS IN A VARIABLE FUTURE CLIMATE, Science Stellenbosch University, Wallenberg Research Centre, June 17-19, 2020, Stellenbosch, South Africa</p> <p><a href="https://conferences.sun.ac.za/index.php/forests/1">https://conferences.sun.ac.za/index.php/forests/1</a></p> <p>&nbsp;</p> 2020-04-08T00:00:00+02:00 Copyright (c) 2020 CIRAD - Bois et Frêts des Tropiques