Bois et Forêts des Tropiques (BFT), abritée par l'UPR Forêts et Sociétés, voit son facteur d'impact doubler, en passant de 0,340 à 0,688. Tel est sans doute le fruit d'une exigence qui a permis de recueillir des articles de meilleure qualité que ce qui était encore observé dans un passé récent.

Agir favorablement sur le facteur d'impact est le rêve de tout rédacteur en chef. Les dispositifs pour y parvenir sont connus, mais pas toujours accessibles, ni toujours recommandables au plan de l'éthique éditoriale.

L'équipe réduite en charge de BFT n'a d'autre recours que concentrer ses efforts sur l'amélioration progressive de la qualité des articles publiés, en accroissant l'exigence à l'égard des manuscrits reçus, tout en assurant un accompagnement de proximité quand il s'agit d'en améliorer sensiblement le contenu. L'acquisition d'un facteur d'impact respectable n'est pas un objectif en soi. Il représente toutefois un gage de sérieux et de qualité.

Malheureusement, les rebonds exercés par des publications de plus en plus fréquentes d'auteurs du Sud dans des revues prédatrices conduisent l'équipe de BFT à recevoir des manuscrits où le plagiat se mêle parfois à une baisse progressive de la qualité, comme cela est observé chez certains auteurs. Le travail de sélection en est d'autant moins facilité.

Lutter pour maintenir la qualité des articles, en des temps où la logique commerciale prévaut sur le reste, n'est pas une mince affaire. Elle n'en reste pas moins le cheval de bataille de la revue placée au service de la recherche forestière exercée au Sud par des partenaires du Sud.