Publication d'un numéro: Contenu du nouveau numéro de la revue Bois et Forêts des Tropiques n°341

Bois et Forêts des Tropiques publie le n° 341, du troisième trimestre 2019. Ce nouveau numéro présente un numéro composé d’un éditorial, de sept articles et deux résumés de thèse. Dans l’éditorial, R. Peltier pose la question de la place de l’agroforesterie pour le devenir des forêts tropicales. Parmi les articles, Goba et al. analysent la démographie des peuplements de Pterocarpus erinaceus et les potentialités de régénération de l’essence en fonction de l’intensité d’exploitation dans trois types de savanes. Kyale Koy et al. étudient la déforestation de 1986 à 2016 induite par l’anthropisation dans l’espace de la Réserve de biosphère de Yangambi (République démocratique du Congo), et identifient quatre zones aux dynamiques socio-environnementales spécifiques, nécessitant des gestions adaptées. Andary et al. étudient un marqueur chimiotaxonomique capable d’identifier le genre Aquilaria. Angoboy Ilondea et al., ayant suivi et analysé la phénologie de 158 espèces d’arbres, ont déterminé ainsi le diamètre de fructification (minimum et régulier) de 87 espèces. Forni et al. dressent le bilan de l’unique dispositif permanent de nouvelle génération d’Afrique centrale nécessaire pour connaitre les forêts tropicales de production et pour une gestion durable. Kumar et al. explorent les effets de la délignification et de la compression dans l’amélioration de quelques propriétés physiques du bois de Melia dubia de 6 ans provenant de plantations. W. Viana de Andrade Júnior et al. évaluent les réponses biochimiques des arbrisseaux de Parkia gigantocarpa devant l’engorgement d’eau. Parmi les résumés de thèse, B. Vincent a mis en évidence que la symbiose rhizobienne fournissait plus de 80 % de l’azote total chez des populations naturelles d’Acacia spirorbis se développant sur des sites d’étude présentant des sols calcaires, métallifères et volcano-sédimentaires. Quant à C. Piponiot, en explorant les scénarios de compromis possibles entre services écosystémiques (bois d’œuvre, carbone et biodiversité), elle montre la lenteur de la récupération du volume de bois en Amazonie, et la non-durabilité des pratiques actuelles d’exploitation. Ce nouveau numéro est aussi l’occasion d’annoncer la publication du livre « Agroforesterie et services écosystémiques en zone tropicale » coordonné par J. Seghieri et J.-M. Harmand. Enfin, du 11 au 19 juin 2020, l’UICN organisera le Congrès mondial de la nature au Palais des Congrès Marseille Chanot, en France. Tous les articles sont consultables en libre accès et gratuit sur le site web de la revue.