Consommation de lait dans les bars laitiers de la ville de N’Djamena au Tchad

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M.O. Koussou
G. Duteurtre
L.Y. Mopaté

Résumé

N’Djamena, la capitale du Tchad, connaît depuis dix ans un développement de la consommation hors domicile de lait au sein de petites boutiques appelées les bars laitiers. Pour appréhender les raisons de cet engouement nouveau, une enquête transversale a été réalisée en mars - avril 2007 auprès de 180 consommateurs dans 36 bars laitiers de la capitale. Les consommateurs enquêtés avaient un âge moyen de 31 ans, 54 p. 100 étaient des célibataires, 84 p. 100 étaient originaires de la zone saharo-sahélienne, et la moitié d’entre eux exerçaient dans le secteur informel. Plus d’un tiers des clients (37 p. 100) achetaient les produits pour les emporter, tandis que le reste les consommait sur place. La consommation hors domicile se faisait surtout le soir (79 p. 100). Les produits consommés étaient le lait frais sucré (halib) et le lait fermenté entier (rayeb), souvent accompagnés de pain. Les quantités moyennes consommées par client étaient de 11,5 L/mois pour le lait frais et de 19,5 L/mois pour le rayeb. Ces quantités variaient selon la saison et l’origine géographique des consommateurs. Le marché connaissait ainsi un pic de consommation en saison sèche chaude, lorsque la production était la plus basse. Cependant, en raison de l’existence de contrats d’approvisionnement des bars laitiers, le prix de ces deux produits était stable pendant toute l’année à 1 000 Fcfa/L. Le caractère fermier du lait frais et du lait fermenté entier était déterminant dans le choix de consommation. Des propositions sont formulées pour améliorer l’offre laitière durant la saison chaude afin de satisfaire une demande croissante.

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