Des modes de reconnaissance disparates dans la vitiviniculture traditionnelle du Santa Catarina

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Gérard Desplobins
Aparecido Lima Da Silva

Résumé

Le système vitivinicole traditionnel, axé sur un vin courant bon marché, a peu évolué depuis l'introduction de la viticulture au Brésil au milieu du XIXe siècle. La segmentation des marchés, liée à une demande nouvelle en matière de qualité, incite cependant le secteur productif à s'adapter, malgré le poids des usages construits autour du concept de quantité. Une première expérience de qualification de ce type de vin au Santa Catarina s'appuie sur la sécurisation technique et économique que le système de production traditionnel garantit aux producteurs. Elle constitue une alternative à une viticulture transférée du modèle européen des vins « fins » qui peine à s'adapter aux conditions locales et tend par ailleurs à la standardisation de ses produits. Ce mode de certification étudié dans cet État a cependant du mal à s'imposer face aux modes de reconnaissance tacites en place. De plus, les critères de différenciation et les modes d'évaluation qui le sous-tendent restent fragiles. Destiné à pallier la défaillance des pouvoirs publics en matière de contrôle des vins, il soufre d'une construction technicienne réalisée en dehors de tout cadre conceptuel et juridique. Sa récupération par une élite industrielle qui exclut la majorité des acteurs, favorise des stratégies de contournement qui freinent un peu plus la dynamique de qualité attendue.

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Institut national de la recherche agronomique (Inra). Unité mixte de recherche Marchés ; organisations ; institutions ; stratégies d'acteurs (UMR Moisa) ; 2 place Viala ; 34060 Montpellier cedex 1 ; France ; Universidade federal do Santa Catarina ; Centro de cienças agrarias ; Rodovia Admar Gonzaga ; 1346 ; Itacorubi CP 476 ; CEP 88049-900 Florianópolis (SC) ; Brasil
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