Monoculture d'exportation et développement agricole durable : cas de la banane en Guadeloupe

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Michel Dulcire
Philipe Cattan

Résumé

Les exploitations bananières de Guadeloupe vivent une crise économique qui se double d'une appréhension sociétale quant à l'impact environnemental des techniques mises en oeuvre pour produire le fruit. La loi d'Orientation agricole (LOA) française de 1999, en posant un regard nouveau sur l'agriculture, représente une opportunité afin de les aider à évoluer vers des systèmes de production plus durables. Le dispositif incitatif des contrats entre État et agriculteurs que la loi propose requiert d'appréhender l'ensemble du contexte de la production agricole et d'identifier les différentes fonctions remplies par les agricultures de la zone. Cet article présente les premiers résultats d'un projet « Interactions agriculture et environnement dans le croissant bananier de Basse-Terre ». La spéculation bananière qui y prédomine n'explique pas à elle seule les différents types de fonctionnement d'exploitation identifiés. La diversification des activités joue un rôle essentiel dans la viabilité économique des exploitations et la gestion des ressources naturelles. Dans ces conditions, un des enjeux majeurs en vue de faciliter leur intégration territoriale porte sur la reconnaissance différenciée des fonctions assurées par les agricultures de la zone. Le dispositif incitatif des contrats territoriaux d'exploitation représente une opportunité pour favoriser cette mutation.

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Cirad ; TA 60/15 ; 73 ; avenue Jean-François Breton ; 34398 Montpellier Cedex 5.
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