Quelle pisciculture mettre en oeuvre au Mali, pays de pêche artisanale continentale

##plugins.themes.bootstrap3.article.main##

Tiéma Niaré
Bréhima Kassibo
Jérôme Lazard

Résumé

Pays sahélien enclavé d'Afrique de l'Ouest, le Mali a une production halieutique des eaux continentales (très variable d'une année sur l'autre en fonction de l'importance de la crue) qui se situe parmi les plus élevées du continent : 80 000 tonnes en moyenne (extrêmes : 45 000 à 135 000 tonnes). Dans ces conditions, trois opérations de développement de la pisciculture ont été lancées à partir des années 80. Le bilan bio-technique, socio-économique et anthropologique montre que cette activité intéresse des catégories socio-professionnelles autres que les pêcheurs bozos ou somonos. Les résultats obtenus sont mitigés car les techniques de production des alevins et celles relatives au grossissement ne sont pas maîtrisées. En outre, le poisson de pisciculture est loin de concurrencer le poisson issu de la pêche. L'empoissonnement des mares et des petites retenues d'eau a contribué à la désacralisation de certaines d'entre elles et à la transformation du statut juridique des droits d'accès à la ressource. La pisciculture pourrait constituer un choix pertinent de diversification des productions au Mali à condition que soient pris en compte les aspects biotechniques ainsi que les composantes sociales, économiques et juridiques.

##plugins.themes.bootstrap3.article.details##

Affiliations
Programme ressources halieutiques ; Institut d'économie rurale ; BP 205 ; Mopti ; Mali.
Rubrique
Articles