Former et servir

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Jean Semal

Résumé

Ce titre a été inspiré par la ville de Pondichéry, ancien comptoir français des Indes. Les mobiliers urbains de cette cité, notamment les poubelles municipales, sont ornés d'un sigle au contour bacilliforme, avec en son centre une main aux longs doigts effilés, comme en ont les danseuses hindoues. Entre ces doigts se dresse une branche feuillée terminée par une fleur symbolique, avec en périphérie du logo un texte qui se lit : « growing to serve, serving to grow ».
Dans le droit fil de la pensée d'Erasme, pour qui on ne naît pas homme mais on le devient, convenons que la construction personnelle et collective de l'être humain repose avant tout sur les systèmes éducationnels. Tout au long de la vie se succèdent des entités fonctionnelles dispensant des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être. Dans ce contexte, former et servir identifient les deux volets majeurs des structures d'éducation, avec la perspective attendue que former aboutisse à terme à « se former » et que servir ne se limite pas à « se servir ».
En matière d'exploitation de la biosphère, l'enseignement supérieur et la recherche & développement reposent sur des institutions qui relèvent à l'un ou l'autre titre des formations et des services. Il est curieux de constater à cet égard que, dans le même temps où la planète vit des révolutions économiques, écologiques, sociologiques et technologiques sans précédent et développe de nouveaux outils informatiques, biotechnologiques et organisationnels, les contenus et modes de fonctionnement des centres de formation et de R&D évoluent peu sur le plan conceptuel. D'où un décalage et une distorsion croissants entre les potentialités d'action, d'une part, et les capacités de réflexion critique et de choix éthique, d'autre part.

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Affiliations
Unité de phytopathologie ; Faculté des sciences agronomiques ; 2 ; passage des Déportés ; B-5030 Gembloux ; Belgique.
Rubrique
Articles