La dégradation des sols des périmètres irrigués des grandes vallées sud-sahariennes (cas de l'Office du Niger au Mali)

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Roger Bertrand
Bassirou Keita
Mamadou Kabirou N'Diaye

Résumé

Dans la plupart des périmètres irrigués sud-sahariens, la mauvaise gestion de l'irrigation, l'absence de système de drainage efficace et la riziculture pratiquée sur des sols trop sableux ont conduit à une rapide remontée des nappes phréatiques, à la sodisation/alcalinisation et à la salinisation des sols. Au Mali, par exemple, la nappe située à l'origine entre trente et cinquante mètres oscille maintenant entre zéro et un mètre de profondeur. A l'Office du Niger (Mali), malgré la très faible minéralisation de l'eau d'irrigation, 50 % des eaux des nappes sont maintenant salées et parfois très salées. Fait plus grave, ces eaux sont très sodiques (SAR » 10) et ont entraîné une sodisation, voire une alcalinisation des sols sur des superficies déjà très importantes. Il en résulte un effondrement de la structure des sols, de la porosité et de la perméabilité ; tandis que du point de vue de l'alimentation minérale des cultures des carences induites peuvent apparaître (zinc) et que l'azote des sols peut être volatilisé. Cela se traduit par des difficultés croissantes de conduite des opérations culturales, par une réduction substantielle de la production, par la réduction du choix des cultures possibles, et, in fine, par l'abandon des casiers. Etant donné l'importance de ces périmètres irrigués dans l'équilibre des besoins alimentaires des pays sahéliens, il convient d'évaluer la situation actuelle et de mettre au point des mesures correctives. Les solutions, pour éviter que ces sols aménagés et réhabilités à grands frais ne se stérilisent, sont examinées.

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Affiliations
CIRAD-CA ; BP 5035 ; 34032 Montpellier ; France ; IER ; BP 438 ; Bamako ; Mali.
Rubrique
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