Evolution de la filière bois énergie et dynamique des formations ligneuses autour de l'Office du Niger

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Florence Brondeau

Résumé

Les périmètres irrigués de l'Office du Niger connaissent un renouveau depuis la fin des années 1980, qui se traduit par un accroissement de la population et des superficies cultivées, ainsi que par la programmation de projets d'extension qui aboutiraient d'ici 2008 à un doublement des superficies aménagées. Les besoins en bois énergie augmentent donc, alors que tes ressources ligneuses s'épuisent aux abords de la zone de l'Office. L'approvisionnement en bois des centres urbains et des villages du «colonat» devient problématique et dépend de plus en plus des régions sèches voisines, éloignées parfois de plusieurs dizaines de kilomètres. Les prix connaissent une inflation très rapide, tandis que les bûcherons doivent parcourir des distances de plus en plus longues. Il faut dire que la filière commerciale est encore très mal organisée. À l'heure où tes travaux d'extension débutent, il est intéressant d'étudier l'évolution des formations végétales dans quelques zones principales de coupe. Le bilan est éloquent, bien qu'à nuancer: les ressources ligneuses se raréfient et se dégradent, en particulier au nord de Niono et dans les secteurs de Diabaly et Sokoto, tandis que les forêts classées ou protégées du Macina sont de plus en plus menacées par les coupes clandestines. Ce processus de dégradation est toutefois imputable à d'autres facteurs: aridification climatique, extension des surfaces cultivées, feux non maîtrisés, surpâturage... Un programme d'approvisionnement énergétique de la zone de l'Office doit prendre en compte la complexité de cette situation. (Résumé d'auteur)

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