Le développement du commerce équitable peut-il conduire à une réduction des injustices ?

F. Galtier, V. Diaz Pedregal

Résumé


Le commerce équitable et, plus généralement, les standards sociaux, connaissent ces dernières années un succès grandissant. Leur développement est à la fois quantitatif (augmentation de la part de marché de ces labels) et qualitatif (extension des critères pris en compte). Ceci ne va pas sans tensions, l'extension quantitative se faisant en grande partie à travers les standards « light », tandis que l'extension qualitative est plutôt le fait des acteurs traditionnels du commerce équitable. Le développement de ces standards peut-il conduire à une réduction des injustices ? Cet article mobilise les principales théories de la justice pour explorer cette question. Il s'appuie plus particulièrement sur le cas du café. Il résulte de l'analyse que si la théorie rawlsienne s'avère clairement en faveur de l'extension quantitative et qualitative du commerce équitable et des standards sociaux, les théories alternatives (libertarienne, utilitariste, marxiste) sont plus réservées. C'est, in fine, à l'ouverture et à la modestie que convie cette réflexion, dans la mesure où l'équité peut être « justement » appréhendée de diverses façons.

Mots-clés


économie et développement rural ; productions végétales ; systèmes agraires

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DOI: https://doi.org/10.1684/agr.2009.0369

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