Plantes génétiquement modifiées (PGM) et pays en développement

L.M. Houdebine

Résumé


Une partie significative des produits agroalimentaires provient désormais de plantes génétiquement modifiées (PGM). Quatre plantes de grande culture - le maïs, le coton, le soja et le colza - se partagent actuellement le marché des PGM. Le niveau de ces cultures tend vers un plateau dans les pays où elles se sont implantées en premier, les États-Unis et le Canada. Ces nouvelles variétés apportent, selon les cas, des avantages limités mais significatifs aux agriculteurs : simplification des cultures, augmentation des revenus, diminution de la pollution de l'environnement. Ce sont essentiellement des PGM résistantes à des maladies ou à des herbicides qui sont actuellement exploitées. Ces PGM sont par ailleurs en très grande majorité utilisées pour l'alimentation animale. La papaye résistante à un virus est une des rares PGM destinée aux consommateurs humains et effectivement exploitée. En toute logique, l'obtention de nouvelles variétés via la transgenèse doit pouvoir apporter dans certains cas des avantages beaucoup plus substantiels et surtout rapides aux communautés humaines qui souffrent de pénuries alimentaires. Des PGM en cours d'études visent à améliorer la qualité des aliments, en particulier, en augmentant leur teneur en vitamines, en antioxydants, en acides gras polyinsaturés, etc. Certains projets en cours indiquent que l'approche PGM commence à répondre aux espoirs qu'on avait placés en elle. L'utilisation des PGM dans certains pays en développement reste limitée par une diffusion encore restreinte des techniques, par des problèmes de propriété industrielle mais plus directement par une insuffisance des instances réglementaires locales chargées de définir comment les PGM peuvent être utilisées sans risque particulier. Cet article se propose de faire le point sur les conditions dans lesquelles les pays en développement peuvent tirer avantage des PGM.

Mots-clés


productions végétales ; méthodes et outils

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Affiliations

Institut national de la recherche agronomique (Inra), Unité mixte de recherche (UMR) Biologie du développement et reproduction, 78352 Jouy-en-Josas



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