Entre beldi et roumi : préférences des consommateurs urbains et production de poulets au Maroc

G. Sarter

Résumé


Au Maroc, de 1969 à 2002, la production de poulets de batterie -- communément appelés
"roumi" -- connaît une augmentation considérable, passant de 6 600 à 180 000 tonnes par an. Le poulet devient ainsi la viande la plus consommée par les Marocains. En marge de cette aviculture intensive coexiste l'élevage de poulets de basse-cour appelés
"beldi" qui connaissent une revalorisation parallèle au développement de la mise sur le marché du
"roumi". Dans cet article, nous abordons la problématique de l'articulation des goûts des consommateurs et des systèmes de production et de distribution des aliments, à partir du cas de la consommation des poulets
"beldi" et
"roumi" à Rabat. Dans une première partie, nous présentons les résultats d'un travail de reconstruction des dispositions acquises par les consommateurs urbains à percevoir le
"beldi" comme étant le poulet « authentique » et le
"roumi" comme étant « artificiel ». Nous tentons d'établir la genèse de ces dispositions et de les confronter aux caractéristiques physiques des poulets et de leurs modes d'élevage. Dans une seconde partie, nous rendons compte des capacités des consommateurs à identifier les poulets lors de leur achat et de l'articulation entre ces capacités et la structuration de la distribution des volailles.

Mots-clés


productions animales ; transformation ; commercialisation ; alimentation ; consommation ; nutrition

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